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| - Ils se regardèrent donc interloqués, puis se demandèrent comment une aussi sombre bouse pouvait comporter ce qui paraissait être à leurs yeux une scène de la plus torride des sensualités - Notons à leur décharge que ces pauvres bougres n'avaient été en contact charnel avec une femme depuis quelques années déjà et que cette fugace vision de l'actrice leur retournèrent la tête aussi vite qu'un accélérateur de particule (d'hormones mâles en l'occurrence)-. Ils décidèrent donc d'organiser un séminaire à deux, le temps d'une journée. Leurs conclusions ne se firent pas attendre : il fallait visionner d'autres films de Sophie Marceau pour confirmer ou infirmer l'hypothèse que leurs cerveaux géniaux avaient subodoré. Pendant plusieurs mois, après qu'ils eurent dévalisé le vidéo club local, leur manoir résonna des répliques divines de la non moins sublime Sophie : Ricardo : Ça va ?? Sophie : Non, je, euh, comment dire... Ricardo : Ça va ?? Sophie, levant les yeux au ciel : Je crois que je euh... Ricardo : T'es sûre que ça va ?? Sophie, baissant enfin les yeux puis se mettant nue : Regarde Ricardo...il fait nuit Ricardo : VIENS Y DONC ACREU D'BOUGRESSE ! Sophie, levant les yeux au ciel : Oh regarde, il y a des choses blanches dehors Gérard : C'est ce qu'on appelle de la neige, Mathilda Sophie : Ben non, la neige, c'est à la télé, après la fin des émissions Gérard, qui soupire : Mathilda, je vais t'en apprendre une bonne : tu es nue sous tes vêtements Sophie : Naon, tu déconnes ! Gérard, super désintéressé : Je te jure, vérifie Sophie, qui se déshabille : Hihihi, c'est rigolo ! Gérard, déchainé : VIENS Y DONC ACREU D'BOUGRESSE ! La démarche scientifique avait été respectée, les observations réalisées, la problématique initiale traitée, les faits étaient là, indéniables. Ne restait qu'à mettre en forme le fruit du labeur.
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